Champagne : la condamnation pour traite d'êtres humains confirmée  - Agriculture Champagne Conditions de travail Droits de l'Homme Droits humains Nesle-le-Repons Traite d'êtres humains Viticulture
| 05/03/2026

Champagne : la condamnation pour traite d'êtres humains confirmée

Image d’illustration © DBPaciniChristensen|Pixabay|CC0 or Pixabay

En Champagne, l’addition derrière les bulles est salée : le 4 mars 2026, la cour d’appel de Reims confirme la condamnation de Svetlana Goumina, patronne d’Anavim (société maintenant dissoute), pour traite d’êtres humains pendant les vendanges de septembre 2023.

Près de 50 saisonniers, souvent sans-papiers, ont trimé dans des conditions indignes, parfois sans être payés. Peine maintenue : 4 ans de prison, dont 2 ferme. La CGT-Champagne salue : « Sans peine de prison, ces prestataires ne s’arrêteraient pas ».

Mais le fond du problème persiste : une sous-traitance devenue jungle, des donneurs d’ordre difficiles à accrocher (un viticulteur client est relaxé), et une main-d’œuvre mise en concurrence pendant que le champagne, lui, continue de vendre du rêve.

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