Certains croyaient le clonage capable de reproduire un mammifère presque sans fin. Mais après 58 générations de souris clonées, en 20 ans, la nature vient de rappeler qu’elle garde le dernier mot.
Pauvres souris, c’est toujours sur elles que ça tombe.
Pendant près de 20 ans, des chercheurs japonais ont poussé le clonage dans ses retranchements : une souris, puis son clone, puis le clone du clone, et ainsi de suite, jusqu’à 58 générations.
Au début, RAS pendant vingt-cinq générations. Puis la machine se grippe. À partir de la 27e, les portées rapetissent, les placentas grossissent, les naissances viables dévissent. À la 57e, moins de 1% des souriceaux survivent. À la 58e, rideau : tous meurent en vingt-quatre heures. La copie a planté.
Extérieurement, rien ne saute aux yeux. En coulisses, en revanche, le génome part en vrille : mutations en hausse, dégâts chromosomiques, perte d’un chromosome X dans certaines lignées. Chez les mammifères, sans reproduction sexuée pour brasser et « purger » les erreurs, on finit par se prendre un mur génétique dans la face.
Désolé pour la mauvaise nouvelle.
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