Contre des hordes de hackers millionnaires, quelques juges sous‑dotés  - Cyberespace Cybersécurité Hack Johanna Brousse Piratage informatique
| 22/01/2026

Contre des hordes de hackers millionnaires, quelques juges sous‑dotés

Image d’illustration © Pexels|Pixabay|CC0 or Pixabay

Ils sont six magistrats pour affronter des réseaux criminels mondialisés, riches et ultra-organisés. En face, des milliers de hackers recrutés comme des mercenaires, parfois pour un million d’euros.

Quand la justice avance en 256K, le crime carbure à la fibre.

À la tête de la section cyber du parquet de Paris, Johanna Brousse mène avec six magistrats une guerre asymétrique contre une cybercriminalité industrialisée qui coûte 100 milliards d’euros par an en France.

Les gangs ne sont plus des geeks paumés en quête de sensations fortes  : ce sont des mafias structurées qui recrutent des informaticiens en prison, sur Leboncoin, parfois avec des offres à 1 million d’euros, et utilisent cryptos, VPN et IA.

Malgré des moyens limités, l’équipe frappe fort : fermeture de plateformes (Coco), enquêtes contre X, TikTok, Grok, et dossiers ultra-sensibles liés aux ingérences étrangères ou aux rançongiciels.

Les enquêtes sont internationales, techniques et urgentes : il faut courir après les preuves avant qu’elles ne s’évaporent, attendre que les criminels bougent quand les États ne coopèrent pas, voire hacker les hackers ou utiliser des e-dogs pour traquer des serveurs.

Message clair envoyé au Far West numérique : personne n’est au-dessus de la loi, même les géants de la tech — mais sans renforts massifs, la justice avance en apnée face à une menace qui s’accélère, dopée par l’IA.