À Kinshasa, des milliers d’enfants des rues, les « shégués », survivent seuls dans une ville immense où la misère broie tout.
Objectif : survivre. Rejetés par leur famille, parfois accusés d’être des « enfants sorciers », ils grandissent entre violences, faim, drogue, prostitution et petites combines pour rester en vie. Blessures infligées aux nouveaux, viols, grossesses précoces, enfants brûlés ou battus par leurs proches.
« L’hémorragie est profonde », dit un éducateur qui voit arriver de nouveaux cas chaque jour. Mais au milieu du chaos, des ONG comme l’ORPER et l’OSEPER tentent de recoller les morceaux : soins, hébergement, alphabétisation, formation à la menuiserie, à la couture ou à la boulangerie.
Le récit de Daniel, 17 ans, résume tout : dans la rue, « il faut être brutal », voler pour manger, puis vivre avec les regrets.
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