Interne en médecine, après des semaines de 100 heures et des gardes difficiles : suicide  - Burn out Conditions de travail Dépression Détresse étudiante Études Étudiants Hôpital Médecine Santé Santé mentale Suicide
| 20/03/2026

Interne en médecine, après des semaines de 100 heures et des gardes difficiles : suicide

Image d’illustration © Jonathan Borba | Pexels | Pexels

Corvéables à merci et livrés à eux-mêmes, les internes sont devenus la variable d’ajustement d’un système de santé à bout de souffle.

L’hôpital public craque, et ses internes paient le prix fort.

L’art d’achever les soignants.

Elise, 23 ans. Brillante, elle rêvait de chirurgie. « Bébé interne », des semaines de dingue frôlant les 100 heures, des gardes où l’on n’a « même pas le temps d’aller aux toilettes ». Balancée en première ligne face à la mort sans filet de sécurité, la pression est ingérable.

Sa mère raconte comment les gardes traumatisantes ont eu raison d’elle. Le patient décède, l’interne trinque, livrée à elle-même. Décompensation brutale et boîte de médocs avalée, qu’elle s’était elle-même prescrite.

Aujourd’hui, les carabins (étudiants) tiennent la baraque pour des clopinettes (moins de 2000 balles/mois). Mais le (vrai) prix est bien plus cher. Un quart des internes sont hantés par le suicide.

Un suicide d’interne tous les 18 jours.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…