Alors que la Little League World Series 2026 vient de commencer, en Pennsylvanie, des sites offshore proposent de miser sur des joueurs âgés d’à peine 10 ans.
Une idée lumineuse : après les courses hippiques, les actions, les cryptomonnaies, les feux de forêts, pourquoi ne pas spéculer sur le prochain lancer d’un enfant qui vient tout juste d’apprendre à tenir sa batte ?
Aux États-Unis, ces paris sont illégaux, mais ils restent accessibles en quelques clics sur des plateformes opérant offshore, notamment depuis les Caraïbes, le Panama, le Costa Rica ou certains territoires tribaux canadiens.
La Little League rappelle qu’« il n’y a pas de place pour les paris sur les matchs et les joueurs de Little League, ni sur aucune compétition sportive de jeunes ». Ces rencontres doivent rester un lieu d’apprentissage, de camaraderie, de travail d’équipe et d’intégrité.
L’entraîneur Andrew Navarro juge cette pratique « un peu ridicule » et estime qu’elle « ternit » l’esprit du jeu. L’analyste Bill Speros souligne que le plus inquiétant n’est pas forcément l’existence des cotes, mais le fait que quelqu’un prenne le temps de les calculer. Car les enfants jouent pour s’amuser, apprendre et grandir, pas pour servir de variables dans le tableur d’un bookmaker.
La cote du cynisme n’en finit plus de monter…