Le ministère assure que le SIA n’a pas été atteint. Peut-être. Mais des noms, des adresses et des informations sur les armes ont quand même fuité, et c’est gênant.
KikaFuité aujourd’hui ? Un pirate a mis la main sur des données liées au Système d’information sur les armes (SIA) du ministère de l’Intérieur.
Officiellement, le cœur du SIA n’aurait pas été compromis, mais un compte d’une entreprise utilisatrice a été exploité, ce qui a suffi pour exfiltrer des infos très sensibles : type d’arme, marque, modèle, nom, prénom, mail. Et… l’adresse postale des détenteurs. Sinon, ce ne serait pas drôle !
Donc : quelqu’un sait potentiellement, pour un certain nombre de personnes, qui, en France, possède quelle(s) arme(s), et où. Cela concerne 65 511 armes selon le pirate, 41 000 personnes selon la SNAFAM ↗ (Syndicat professionnel NAtional de la Filière ArMurière). Ce qui n’est pas incompatible.
Après la fuite touchant la FFTir, des autorités avaient déjà signalé des repérages suspects et des vols. Le ministère a notifié la CNIL, porté plainte et appelle aux « bonnes pratiques ».
Bonnes pratiques ? Disons que… « Bonne pratique bien ordonnée commence par soi-même. »
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