"J'ai été licenciée au milieu d'une zone de guerre" : le Washington Post vire en masse  - États-Unis Indépendance des médias Jeff Bezos Journalisme Lizzie Johnson Médias Washington Post
| 06/02/2026

"J'ai été licenciée au milieu d'une zone de guerre" : le Washington Post vire en masse

Image d’illustration © WikiImages|Pixabay|CC0 or Pixabay

Journal mythique du Watergate et des Pentagon Papers, le Washington Post traverse une crise profonde. Derrière les pertes financières, une stratégie éditoriale qui fait hurler ses journalistes. Et qui pourrait laisser le monde hors champ.

De la guerre au chômage.

Une journaliste du Washington Post, Lizzie Johnson, a appris qu’elle était licenciée alors qu’elle couvrait la guerre en Ukraine, en plein front. Elle fait partie d’un vaste plan de licenciements qui touche surtout les correspondants à l’étranger, y compris en zones de conflit.

Toute l’équipe couvrant le Moyen-Orient est aussi remerciée, provoquant l’incompréhension générale : « Quel journal sérieux ne couvre pas les conflits ? », lâche Martin Baron, un rédacteur licencié, qui dénonce aussi les « efforts écœurants » de Jeff Bezos « pour s’attirer les faveurs » de Donald Trump. Il conclut : « l’un des jours les plus sombres de l’histoire ».

Symbole du grand journalisme américain, le Washington Post est pourtant en crise, avec 100 millions de dollars de pertes en 2024 malgré un passé prestigieux et 76 prix Pulitzer.

Rassurez-vous, LMOUS ne virera personne… il n’y a aucun salarié.