Jeanne Mermet, déserteuse pour défendre l’eau  - Action environnementale Cycle de l'eau Eau Écologie Environnement Hydromondes Jeanne Mermet Lutte environnementale
| 29/11/2025

Jeanne Mermet, déserteuse pour défendre l’eau

Image d’illustration © Urbania|Urbania Insta

Jeanne Mermet aurait pu viser une belle carrière d’ingénieure, mais elle a préféré protéger l’eau en France. Un choix radical, mûri au contact des luttes écologistes, qui l’a menée à fonder Hydromondes. Son moteur : refuser de nuire et réinventer nos liens au vivant.

  • Jeanne Mermet a plaqué une carrière d’ingénieure (potentiellement) brillante pour se consacrer à la protection de l’eau et remettre en question un système qu’elle juge toxique.
  • Après un passage chez Extinction Rebellion, une vadrouille en Europe, elle revient en France, mène une vie nomade et fonde le collectif des « déserteurs ».
  • En 2022, elle co-crée Hydromondes, une assoce qui enquête sur l’eau, recueille des récits ancrés dans les territoires et défend une gestion vraiment collective des ressources.
  • Son message : on ne résoudra rien sans justice sociale et sans action commune, et « déserter », c’est surtout choisir de construire autre chose, ensemble.

Dans son livre Désertons (éditions Wild project/Les Liens qui libèrent), Jeanne Mermet lance un appel à la désertion collective. Présentation de l’éditeur :

« C’est à quel sujet ? La désertion. La désertion de qui, de quoi. La désertion comme acte politique, philosophique, poétique, pratique ? Déserter, c’est quitter quelque chose. C’est pas juste quitter, c’est refuser. Je veux pas faire la guerre, surtout pas la vôtre. Mais la guerre est toujours là. Nous ne voulons pas de ce monde-là. Mais les mondes sont toujours là. Je veux pas travailler comme ça. T’as pas le choix. Je veux pas travailler pour ça. Et tu vas faire quoi ? Changer le monde ? Ouais, on peut ? Non. On peut au moins y réfléchir ? »

Avec ce sujet de fond : « Pouvons-nous déserter collectivement de la trajectoire sociale meurtrière et catastrophique dans laquelle nous sommes lancé·es ? »