Jeanne Mermet aurait pu viser une belle carrière d’ingénieure, mais elle a préféré protéger l’eau en France. Un choix radical, mûri au contact des luttes écologistes, qui l’a menée à fonder Hydromondes. Son moteur : refuser de nuire et réinventer nos liens au vivant.
Dans son livre Désertons (éditions Wild project/Les Liens qui libèrent), Jeanne Mermet lance un appel à la désertion collective. Présentation de l’éditeur :
« C’est à quel sujet ? La désertion. La désertion de qui, de quoi. La désertion comme acte politique, philosophique, poétique, pratique ? Déserter, c’est quitter quelque chose. C’est pas juste quitter, c’est refuser. Je veux pas faire la guerre, surtout pas la vôtre. Mais la guerre est toujours là. Nous ne voulons pas de ce monde-là. Mais les mondes sont toujours là. Je veux pas travailler comme ça. T’as pas le choix. Je veux pas travailler pour ça. Et tu vas faire quoi ? Changer le monde ? Ouais, on peut ? Non. On peut au moins y réfléchir ? »
Avec ce sujet de fond : « Pouvons-nous déserter collectivement de la trajectoire sociale meurtrière et catastrophique dans laquelle nous sommes lancé·es ? »