John Deere vient de lâcher quelques biftons aux États-Unis : 99 millions de dollars pour solder un recours collectif sur le droit à la réparation de ses tracteurs. 100 millions, ça aurait été trop ?!
Le tracteur dans les choux.
Au cœur du dossier : des engins vendus comme le nec plus ultra, mais verrouillés côté logiciel, avec passage quasi obligé chez les concessionnaires agréés pour le diagnostic et les réparations. Résultat : des agriculteurs coincés, parfois contraints de pirater leurs propres machines pour en reprendre le contrôle.
L’affaire remonte à 2022 : après une série de plaintes d’agriculteurs états-uniens contre le verrouillage logiciel de ses machines, John Deere a vu 13 recours fusionner en action de groupe. Le nombre exact d’agriculteurs impliqués n’est pas connu à ce stade.
John Deere moissonne 99 millions de dollars pour avoir trop serré la vis.
L’accord prévoit donc une indemnisation pour les clients qui ont dû payer ces réparations depuis janvier 2018. Mais surtout, pendant dix ans, Deere devra fournir les outils numériques nécessaires à la maintenance, au diagnostic et à la réparation.
L’entreprise nie toute faute, évidemment. Et ce n’est pas fini ! John Deere fait l’objet d’autres plaintes sur le même sujet, notamment de l’autorité américaine chargée de la protection des consommateurs et de la concurrence (FTC).
En France ? Pour l’instant, aucune action comparable ne semble engagée. Mais cette décision pourrait bien donner des idées. Et les fabricants de smartphones, de PC, d’imprimantes ou de voitures ont sans doute eux aussi de quoi commencer à transpirer.
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