Les rats se mordent, les pies se picorent, les enfants se chamaillent. Et si ces bagarres n’étaient pas un problème, mais un outil essentiel pour apprendre à vivre ensemble ? Des chercheurs posent une question qui dérange : faut‑il vraiment toujours intervenir ?
La bagarre comme langage
Les animaux se battent souvent juste pour jouer, et c’est vital pour leur équilibre : chez les rats ou les pies, tout est codé, réversible, sans vraie violence. Selon le neuroscientifique Sergio Pellis, les enfants font de même, avec les mêmes règles implicites.
Quand on empêche de jeunes rats de jouer à se battre, ils deviennent anxieux, socialement maladroits, parfois agressifs… et même sexuellement incompétents plus tard. Problème : les enfants ont beaucoup moins de jeu libre (‑35% par rapport à leurs parents), parce que les adultes trouvent ces jeux trop risqués et préfèrent les limiter.
Résultat possible : plus d’anxiété et moins de relations chez les jeunes générations, même si, pour l’instant, aucune preuve formelle ne confirme que priver les enfants de jeux turbulents en est la cause directe.
Une idée pour les chercheurs : étudier l’enfance de Donald Trump ?