On nous vend une reconversion « verte », mais la Cour des comptes voit surtout une mécanique à subventions qui déraille. Entre tarif d’achat de l’électricité surévalué et garde-fous absents, Gardanne ressemble plus à une rente qu’à une transition.
Quand l’argent part en fumée.
La Cour des comptes démonte la reconversion « biomasse » de la centrale de Gardanne, propriété de GazelEnergie (groupe EPH) de Daniel Kretinsky. L’État devait soutenir le projet à hauteur de 800 M€ sur 8 ans ; la note pourrait monter « jusqu’à 1,5 milliard » si les prix de marché baissent, sans mécanisme pour plafonner l’avantage accordé à l’exploitant.
La Cour pointe aussi des fragilités juridiques : avenant sans nouvelle mise en concurrence et aide non notifiée à la Commission européenne. Redémarrée fin 2025, l’ancienne tranche charbon de 600 MW n’affiche plus que 150 MW biomasse, mais le besoin n’est pas jugé pertinent en Provence.
Prix d’achat : 260 €/MWh, bien au-dessus des repères de la CRE. Et côté bilan écolo, ça coince : du bois (eucalyptus) a été importé du Brésil, même si l’entreprise dit être passée à l’Europe.
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