L’Union européenne se scandalise quand Washington touche à ses élites. Mais lorsque les États-Unis sanctionnent la CPI et des experts de l’ONU pour avoir enquêté sur Israël, le silence règne. Et que dire lorsqu’elle pratique elle-même des sanctions politiques sur ses propres ressortissants, Xavier Moreau et Jacques Baud par exemple.
L’UE crie au scandale quand les États-Unis sanctionnent Thierry Breton pour le numérique, mais reste étrangement silencieuse quand Washington frappe bien plus fort la CPI et l’ONU pour avoir enquêté sur Israël.
Une indignation à géométrie variable qui révèle une défense très sélective de la souveraineté, du droit international et des « principes ». Alors même qu’elle dispose d’un outil juridique puissant — la loi de blocage — l’UE refuse de l’utiliser quand cela risquerait de fâcher les États-Unis.
Pire, ce double standard ouvre la voie à un usage interne des sanctions comme outil de répression politique, notamment contre des journalistes et analystes accusés de « pensée incorrecte » sur la Russie. Des figures comme Xavier Moreau ou Jacques Baud voient leurs vies financières détruites sans procès, au nom de sanctions européennes purement politiques.
Sous couvert de lutter contre « l’ingérence étrangère », Bruxelles glisse vers un maccarthysme assumé où critiquer la ligne officielle peut suffire à être stigmatisé, sanctionné et réduit au silence.