Pendant des décennies, le Taklamakan n’était qu’un océan de dunes. Aujourd’hui, c’est un espace forestier qui avale du CO₂. Derrière ce virage spectaculaire : 66 milliards d’arbres pour un projet lancé en 1978.
Le désert change d’air.
Longtemps considéré comme un « néant biologique », le désert du Taklamakan est en train de changer de camp. Grâce à la Grande muraille verte lancée par la Chine en 1978, des milliards d’arbres ont été plantés autour de cette mer de sable grande comme plus de la moitié de la France.
Résultat, selon une étude publiée dans PNAS : sa périphérie absorbe désormais plus de CO₂ qu’elle n’en émet. Les satellites montrent une baisse des concentrations pendant la saison humide (de 416 à 413 ppm) et des pluies estivales doublées. « Pour la première fois… une intervention humaine peut transformer un désert en puits de carbone », résume Yuk Yung.
Reste quelques doutes à lever : eau, biodiversité, nappes phréatiques.
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