Après les drames de 2018, l’Aude a choisi une voie radicale : arrêter de contraindre l’eau. En redonnant de l’espace aux rivières, le territoire transforme le risque en allié.
Urbanisme à contre-courant.
Plutôt que de bétonner encore et encore, l’Aude a fait l’inverse : revégétaliser pour redonner de l’espace aux rivières. Après les crues meurtrières de 1999 et 2018 – 15 morts, 220 millions d’euros de dégâts – le territoire, pris entre sécheresses et pluies diluviennes (+350 % de précipitations en janvier), a changé de cap.
Place à la « désartificialisation ». Zones humides, plaines alluviales, « Espaces de Bon Fonctionnement » : on élargit les cours d’eau pour qu’ils débordent… là où c’est prévu.
À Trèbes, école déplacée, piscine supprimée : pari osé, pari gagnant. Résultat : un fleuve plus large, moins rapide, sans dégâts.
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