Le fleuve nourrissait des millions de gens… jusqu’à l’overdose d’exploitation. Le moratoire de 2021 agit comme un électrochoc : biomasse x3, diversité en hausse.
Espérons que cette initiative fasse des vagues.
Le Yangtsé, artère de 6 400 km qui abreuve, irrigue et transporte la Chine, a longtemps été saigné par la surexploitation. Dans les années 1950, on en sortait 400 000 tonnes de poissons/an ; dans les années 2010–2020, on plafonne entre 50 000 et 100 000.
Alors en 2021, Pékin se met à réfléchir : moratoire de 10 ans sur la pêche à l’échelle de tout le bassin (du plateau tibétain jusqu’à Shanghai). Énorme. Des chercheurs suivent 57 points avec des pêches scientifiques standardisées : trois ans après, la biomasse a triplé et la diversité par site grimpe d’environ 13 %.
Des espèces rares refont surface (poisson-tube, esturgeon du Yangtsé). Sébastien Brosse, prof et chercheur le dit : Cette résurrection n’est pas si étonnante, mais « c’est la vitesse à laquelle ça s’améliore » qui surprend.
Reste le vrai défi : gérer l’après, et surtout accompagner socialement ceux qui vivaient du fleuve.
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