La justice demandait des pièces, la diplomatie en a sorti… quelques-unes, au compte-gouttes.
Quand la justice reste à Quai
Marianne (via RFI) raconte une sale histoire d’enterrement administratif. Selon l’hebdo, le Quai d’Orsay aurait freiné une enquête ouverte à Paris sur les violences postélectorales de 2016 au Gabon, notamment l’assaut du QG de Jean Ping.
Les juges demandaient 315 documents ; le ministère n’en aurait transmis que 35. Et le plus gênant, c’est qu’en interne, certains semblaient savoir que ça sentait mauvais : « Nous donnons l’impression de vouloir couvrir les violences postélectorales de 2016 ».
L’enquête de Maël Jouan met en cause deux hauts responsables du ministère et suggère une logique très politique : protéger la relation franco-gabonaise, éviter que certaines pièces sortent, et peut-être limiter l’exposition de ressortissants français cités dans les plaintes.
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