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| 10/03/2026

Une étude scientifique discrédite la destruction des animaux nuisibles

Image d’illustration © Erik Mclean | Pexels | Pexels

Pendant des années, la destruction des espèces classées « nuisibles » a été présentée comme une évidence. Une étude montre aujourd’hui qu’elle coûte cher, fonctionne mal, et repose sur une logique à revoir de fond en comble.

Flinguer d’abord, réfléchir ensuite.

On flingue, on piège, on déterre… pour rien, ou presque. L’étude citée démonte la vieille logique des animaux dits « nuisibles » : sur sept ans de données officielles, la destruction d’environ 1,7 million de renards, fouines, martes et corvidés ne montre aucun effet clair sur les dégâts déclarés. Pire : arrêter ces mises à mort n’augmente pas les dommages.

Et l’addition : entre 103 et 123 millions d’euros pour le « contrôle », contre seulement 8 à 23 millions de dégâts imputés à ces espèces. Autrement dit, on paie très cher une politique inefficace, écologiquement bancale et éthiquement douteuse.

Les chercheurs rappellent aussi que ces bêtes rendent des services utiles : les petits carnivores limitent les rongeurs, les corvidés dispersent des graines. Le message est limpide : au lieu de tirer à l’aveugle, mieux vaut prévenir les dégâts et développer des alternatives non létales. Bref, une régulation qui rate sa cible.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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