7 décès en 19 mois, des mesures d’isolement mal encadrées, des données jugées peu fiables : le rapport sur Melun met au jour bien plus qu’un dysfonctionnement local.
Le droit sous camisole.
Le rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) tombe comme un pavé dans la vitre : au pôle psychiatrie de l’hôpital de Melun, il dénonce « de graves atteintes aux droits » des patients.
Au cœur du problème : un nombre de décès jugé « anormalement élevé » (sept entre le 1er janvier 2024 et le 1er août 2025), un suivi défaillant, des surveillances floues, parfois sans trace écrite, pour les patients isolés ou attachés, et un recours jugé excessif aux chambres d’isolement.
Plus lourd encore : des mineurs hospitalisés dans des unités pour adultes, certains soumis à l’isolement ou à la contention via des décisions illégales et mal tracées. Le contrôleur pointe aussi des statistiques peu fiables sur les soins sans consentement.
L’hôpital réplique en mettant en avant des progrès depuis 2022 : baisse de l’isolement, registre unique, fin de l’isolement des mineurs.
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