On savait déjà que le quantique aimait distordre l’intuition. Mais cette fois, il le fait avec des atomes bien matériels, sensibles à la gravité. Ça devient sérieux.
Les atomes n’ont visiblement aucun mal à gérer le multitâche (contrairement à ma cheffe). Des physiciens australiens (qui n’avaient rien d’autre à faire semble-t-il) viennent de montrer que des atomes d’hélium peuvent exister dans plusieurs états de mouvement à la fois, autrement dit se comporter comme s’ils étaient à plusieurs endroits en même temps. Je suis là, et hop, je suis plus là. Enfin, si je suis encore là, mais je suis ailleurs en même temps. Catch me if you can ↗.
Atomes sans domicile fixe.
Cette bizarrerie ne touche pas une propriété abstraite incompréhensible, mais leur mouvement même, donc quelque chose de sensible à la gravité. En les faisant chuter dans un interféromètre, les chercheurs ont observé des résultats impossibles à expliquer sans superposition quantique.
Au final, l’enjeu est un tantinet stimulant : rapprocher enfin les deux grandes théories (ennemies) qui décrivent l’Univers, la mécanique quantique et la relativité générale. Les atomes, eux, font toujours les malins à brouiller les frontières. Mais on les aura, cheffe, on les aura !
Le mot du jour : ubiquité. Fait d’être présent en plusieurs lieux (ou carrément en tout lieu) simultanément. Le terme est dérivé du latin « ubique » qui signifie « partout ».
Et toi ?
La physique quantique révèle des états de superposition quantique (aka « ubiquité ») sur des structures de plus en plus grandes, jusqu’à des molécules de plusieurs centaines d’atomes ↗. Alors pourquoi pas un jour jusqu’à… l’être humain ?
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