Le pouvoir efface un texte, mais ne peut pas effacer vingt ans de jurisprudence. En abrogeant l’Endangerment Finding, le gouvernement Trump ouvre une autoroute à procès — et un boulevard au doute organisé.
Aux États-Unis version Trump, le « backlash » climatique accélère : le 12 février 2026, la Maison-Blanche a annoncé l’abrogation de l’Endangerment Finding de l’Agence environnementale américaine (EPA), la pièce maîtresse qui permettait de verrouiller les règles fédérales sur les GES. Gros retour en arrière… et gros carton de contentieux à venir, parce que la décision Massachusetts v. EPA (2007), qui oblige l’agence à traiter les gaz à effet de serre comme des polluants à réguler, tient toujours.
En parallèle : retrait de l’accord de Paris, puis de la convention-cadre de l’ONU et du Giec — la cible, c’est autant les normes que la science. Fossiles chouchoutés, éolien offshore gelé, voiture électrique freinée, émissions 2025 à + 2,4 %. Pendant que l’Asie accélère, l’Europe tergiverse… et devrait répondre aux « faits alternatifs » de Trump par des actions réelles, nettes et sans trembler.