À Trafalgar Square, le calme n’a pas empêché la rafle. Plus de 500 personnes ont été arrêtées pour avoir soutenu un groupe que la justice elle-même a jugé interdit de façon « disproportionnée ». Ambiance.
Liberté d’expression sous caution.
À Londres, le pouvoir a voulu faire taire un slogan, et il s’est retrouvé avec 523 arrestations sur les bras. Des centaines de personnes se sont rassemblées à Trafalgar Square pour soutenir Palestine Action, groupe pro-palestinien interdit par le gouvernement britannique.
Paradoxe : en février, la justice avait jugé cette interdiction « disproportionnée », mais l’appel du gouvernement la maintient encore en vigueur. Résultat : brandir une pancarte du type « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action » peut valoir jusqu’à six mois de prison ; organiser un soutien, beaucoup plus lourd.
Parmi les interpellés, Robert Del Naja de Massive Attack. Amnesty dénonce le retour des arrestations massives, y compris contre des personnes âgées.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…