Girl power ! Pas de mâles, pas de brassage génétique, et pourtant pas d’extinction. La molly amazone casse les règles qu’on croyait gravées dans le marbre de l’évolution.
Cascades réalisées par des professionnelles, à ne pas reproduire chez soi !
La molly amazone, petit poisson d’eau douce du Mexique et du sud du Texas, fait un truc assez dingue : elle se reproduit toute seule, sans mâle. Toutes ces créatures sont donc des femelles, et toutes pondent des clones, via un mécanisme appelé gynogenèse.
Clone toujours, tu m’intéresses. Sur le papier, ce genre de magouille reproductive devrait mener droit dans le mur : sans brassage sexuel, les mutations pourries s’accumulent et l’espèce finit par caler. Sauf que non. D’après l’étude citée, ces poissons tiennent depuis environ 100 000 ans, là où ils « auraient dû disparaître après environ 10 000 ans ».
Leur botte secrète ? La conversion génique, une sorte de retouche interne de l’ADN qui corrige ou élimine des mutations défavorables et recrée un peu de variabilité génétique. En clair : elles cloneraient proprement. Au-delà du poisson ovni, la découverte pourrait éclairer d’autres espèces asexuées, mais aussi des sujets bien plus lourds, comme l’amélioration des cultures… ou le cancer.
Du coup, j’ai un doute sur le titre : « le poisson » ou « la poissonne » ?
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