L’Europe s’apprête à tourner une page décisive sur les nouvelles techniques génomiques. Derrière la promesse d’innovation, une autre réalité se profile : celle d’un vivant sous licence.
Le 28 janvier 2026, la commission environnement du Parlement européen a validé l’accord de dérégulation des nouvelles techniques génomiques (NGT), ouvrant la voie à leur adoption finale au printemps.
Ces plantes, parfois modifiées jusqu’à 20 fois, pourraient être considérées comme « équivalentes » aux variétés classiques. Cette brèche facilite les brevets. Or l’Office européen des brevets accorde déjà des droits sur des plantes issues de mutations naturelles ou conventionnelles, touchant plus de 1 300 variétés.
Aux États-Unis, les OGM ont concentré 60 % du marché entre quatre géants. Les ONG dénoncent un « chèque en blanc » à l’industrie. Derrière l’innovation, c’est la privatisation du vivant qui avance, et les petits semenciers risquent d’y laisser des plumes.
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