Le gouvernement français affirme avoir obtenu des garanties. Mais sur le terrain, ni traçabilité, ni étiquetage, ni protection juridique claire. Pendant ce temps, les brevets avancent à visage découvert.
Le 19 décembre 2025, la France a changé de camp et a soutenu un texte européen qui déréglemente massivement les OGM issus des nouvelles techniques génomiques (NTG), débloquant ainsi une majorité qualifiée au Conseil de l’UE.
Ce revirement repose sur un soi‑disant « engagement » de la Commission européenne pour protéger les semenciers, mais il n’est ni contraignant ni nouveau : en gros, des promesses déjà écrites ailleurs.
Concrètement, la déréglementation prévoit zéro traçabilité et zéro étiquetage pour la majorité des nouveaux OGM, ouvrant un boulevard aux brevets.
Résultat redouté : paysans et semenciers coincés dans un « champ de mines » juridique, où le vivant devient peu à peu la propriété des multinationales.
Malgré tout ça, le gouvernement français s’en contente, et le texte est désormais entre les mains du Parlement européen pour la suite du match.