Moins d’évaluations, moins de traçabilité, moins de transparence. Ce triptyque résume la nouvelle doctrine européenne. Pendant que les industriels gagnent du temps, les citoyens perdent des droits.
En décembre 2025, l’Union européenne a lancé une offensive éclair contre plusieurs lois clés (OGM, pesticides, semences, responsabilité des entreprises), au nom de la fameuse « simplification » pour les industriels.
En moins de dix jours, sept textes ont été révisés ou ouverts, avec un objectif clair : moins de contrôles, moins d’évaluations des risques, moins d’infos pour les citoyens, et plus de liberté pour commercialiser OGM, pesticides et biotechnologies.
Cas parlant : certains pesticides pourraient être autorisés sans limite de durée, et des OGM végétaux vendus sans étiquetage ni traçabilité, pendant que les droits des paysans sur leurs semences fondent.
Le tout s’est fait dans une opacité assumée, surtout en trilogue, au point que la médiatrice européenne a dénoncé une mauvaise gestion et des procédures bâclées.
Face à ce passage en force, Inf’OGM revendique la veille citoyenne comme un acte de résistance démocratique, pour empêcher que ces décisions cruciales se prennent loin des regards.
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