On a longtemps évité de trop regarder. Maintenant qu’on mesure, les PFAS apparaissent partout, et l’eau du robinet devient un sujet autant judiciaire que sanitaire.
Les PFAS, ces « polluants éternels », sortent du brouillard dès qu’on commence enfin à les chercher : selon l’association Notre Affaire à Tous, quand on mesure, on trouve. Et souvent à des niveaux incompatibles avec la consommation humaine.
Dans les Ardennes, six communes portent plainte après une pollution des sols qui a rendu l’eau du robinet non potable. Même logique ailleurs : pénal pour identifier les responsables et sanctionner, civil pour obtenir réparation.
Au final, qui va payer la dépollution ? Dans la région lyonnaise, l’association évoque déjà 2 milliards d’euros sur dix ans. Le sujet n’est plus marginal : c’est un contentieux de masse qui démarre.
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