À Grande-Synthe, Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer, les riverain·es d’ArcelorMittal racontent un quotidien poudré de noir : voitures à laver sans cesse, fenêtres souillées, linge et chaussettes qui virent au charbon.
Entre avril et septembre, des épisodes inhabituels ont ajouté des fumées noires ou orangées, qui retombaient en scintillant… jusqu’à une « pluie noire » de paillettes, le 2 mai.
L’industriel reconnaît des « aléas techniques », sans expliquer l’origine de ces retombées. Les habitant·es s’inquiètent aussi des cancers et maladies respiratoires. Des associations réclament des études indépendantes et davantage de transparence. La décarbonation est annoncée, mais les investissements et son calendrier suscitent le doute.