Et si les communes ne se contentaient plus d’acheter des repas, mais se mettaient aussi à produire ce qu’elles servent ? De Lyon à Auray, les fermes municipales dessinent une autre façon de penser l’alimentation, plus locale, plus bio, plus politique.
Le service public prend la fourche.
En France, les fermes municipales sortent du rang et commencent à peser dans le paysage local. Objectif : reprendre la main sur ce qu’on met dans l’assiette, surtout celle des enfants.
À Lyon, une ferme publique bio alimente les cantines de collèges ; à Auray, la commune a racheté une exploitation pour sécuriser ses approvisionnements. À Plessé, à Saint-Junien, à Mouans-Sartoux, en Pays de la Loire, etc.
Derrière ces projets, il y a du concret : relocalisation, traçabilité, soutien au bio, protection des terres agricoles, expérimentation agroécologique. Le privé, lui, est accusé de rogner sur la qualité au nom de la marge. Des élus ont doc décidé de « garder les clés de leurs cantines », tandis qu’un Réseau national des fermes publiques, créé en septembre 2025, structure un mouvement en grande croissance.
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