Contre-Attaque démonte une sortie de François-Xavier Bellamy, qui invoque Orwell pour tacler un message antifasciste de Raphaël Arnault relayé par Mélenchon.
Problème : Orwell, lui, n’était pas un simple romancier recyclé en gimmick de plateau télé. C’était un antifasciste en actes, parti combattre Franco en Espagne en 1936, dans les rangs d’une milice liée au POUM (parti ouvrier d’unification marxiste).
Le texte rappelle son passage par la Catalogne, le front d’Aragon, sa blessure à la gorge, puis son exfiltration clandestine. De cette expérience, Orwell garde une haine tenace des totalitarismes, qu’ils soient fascistes ou staliniens, et une obsession pour la falsification du langage.
L’article pointe donc une sacrée ironie : voir son nom repris par des responsables politiques qui participent justement à cette inversion du réel qu’il dénonçait.
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