Et si la mécanique quantique n’avait en réalité aucune limite de taille ? C’est ce que suggère cette expérience record. Un gros chat de Schrödinger, et une petite claque à notre intuition.
La quantique joue et gagne, encore.
Des physiciens ont réussi un exploit : mettre près de 7 000 atomes de sodium dans un même état de superposition quantique, créant le plus gros « chat de Schrödinger » jamais observé.
À -196 °C, dans un vide quasi parfait, ces nanoparticules ne se comportent pas comme des billes physiques bien sages, mais comme des ondes qui se séparent, se croisent et interfèrent.
« Intuitivement, on s’attendrait à ce qu’un morceau de métal aussi gros se comporte comme une particule classique », explique Sebastian Pedalino — sauf que non, la quantique tient bon même à cette échelle.
Les chercheurs concluent que la théorie quantique ne fixe aucune limite à la taille des superpositions. Comme le souligne Sebastian Pedalino, ces lois étranges « ne cessent pas de fonctionner au-delà d’une certaine masse ou taille ».