Repas au rabais, chutes graves, nuits entières sans aide. L’enquête de StreetPress dévoile ce que les brochures ne montrent jamais. Et ce que les familles découvrent trop tard.
Derrière l’image cosy vendue par Ages & Vie, StreetPress décrit une réalité bien plus sombre. Repas au rabais, frigos vides, hygiène douteuse, résidents laissés seuls pendant des heures, chutes graves, personnes oubliées aux toilettes, parfois toute une nuit.
Une mort par listériose soulève de lourds soupçons. Des familles racontent des scènes choquantes : « on ne nous donnait qu’un bol de soupe », « ma mère ne remarchera plus jamais ». Les salariées dénoncent le sous-effectif et le manque de formation, pendant que la direction minimise et menace les proches trop critiques.
Malgré un reste à charge élevé, les promesses de « colocation rêvée » ne sont souvent pas tenues. Quatre ans après Orpea, les mêmes dérives semblent continuer.