Et si la paresse n’était pas notre logiciel de base ? Ce que nous éviterions, ce n’est pas l’effort en soi, c’est l’effort gâché. Celui qui bouffe de l’énergie pour pas grand-chose.
Pas fainéants, juste économes.
En revisitant la littérature scientifique, les auteurs de TheConversation montrent que les bébés et les jeunes enfants ne fuient pas spontanément la difficulté : au contraire, ils s’y frottent, persévèrent, et en tirent même du plaisir.
Un bébé de 10 mois qui voit un adulte insister face à une tâche dure redouble d’efforts lui aussi ; vers 6 ans, les enfants savourent davantage une réussite difficile qu’une facile. Même topo chez l’adulte et l’animal : on choisit la voie la moins coûteuse surtout quand les gains sont équivalents. Sinon, on investit volontiers.
L’effort devient alors un coût neutre, pas une punition. Ce renversement éclaire le « paradoxe de l’effort » : sport, musique, études longues…
Je sais pas vous, mais je suis moyennement convaincu… 🏖️ Bon, ce sont des chercheurs, donc je vais prendre le temps de réfléchir : mais rien qu’à le dire, je suis déjà fatigué 😴
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