Soulèvements de la Terre : le film qui explique, au cinoche maintenant  - Documentaire Écologie Environnement Film Soulèvements Lutte environnementale Sainte-Soline Soulèvements de la Terre Thomas Lacoste
| 12/02/2026

Soulèvements de la Terre : le film qui explique, au cinoche maintenant

Image d’illustration © Affiche

Taxés d’« écoterroristes », surveillés, menacés de dissolution : les Soulèvements de la Terre racontent leur version. Seize visages, seize parcours, une même idée : défendre les communs n’est pas un crime. Un film qui démonte la caricature et redonne souffle à la lutte.

Le mot du jour : Éco-terroiriste.

Traités d’« écoterroristes », surveillés par la DGSI, menacés (en vain) de dissolution, les Soulèvements de la Terre prennent la parole face caméra dans Soulèvements, le film de Thomas Lacoste. Seize militantes et militants y racontent l’envers du décor : un mouvement profondément ancré dans les territoires, qui s’organise, bidouille, construit, cultive, ravitaille, apprend le droit et fabrique ses propres outils. Loin des caricatures, ils dévoilent une écologie concrète, collective, enracinée dans le quotidien des luttes.

Un mouvement intergénérationnel où étudiants, paysans, naturalistes et parents engagés racontent ce que lutter change dans une vie. Des paysans capables de sortir 100 000 repas, un père et son fils qui montent un camp anti-A69, une juriste qui protège les copains… « Chacun peut participer selon ses compétences. ».

Aucun fantasme violent ici, aucune mise en scène de la clandestinité : le film montre du collectif, du soin, de l’inventivité — une zad perchée sur un glacier, des lentilles d’eau larguées par cerf-volant, des gestes concrets pour défendre le vivant. Soulèvements démonte pièce par pièce la chimère de l’« écoterrorisme », cette étiquette qui assimile engagement écologique et menace sécuritaire, et redonne envie d’agir.

« C’est un film d’amour », écrit Le Monde. Une déclaration à la nature, aux territoires, à tout ce que le vivant compte de fragile et de précieux.

Long métrage documentaire, 105 minutes
Réalisation : Thomas Lacoste
Production : Sister Productions, La Bande Passante et Jour2fete
Sortie en salle le 11 février 2026