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| 04/02/2026

Survivre près des villages a changé l’ADN des ours italiens

Image d’illustration © zmachacek|Unsplash|Unsplash

Les ours des Apennins sont plus calmes que leurs cousins européens, et ce n’est pas un hasard. Sélection humaine, consanguinité, culture animale : tout s’entremêle. Et rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît.

Les ours bruns des Apennins illustrent une évolution façonnée par des siècles de cohabitation avec l’homme. Les plus teigneux ont été « neutralisés », laissant la place aux plus discrets, au point que cette sélection a marqué leur ADN.

Une étude génétique montre des « adaptations » liées au comportement et au stress, mais aussi une diversité génétique extrêmement faible, conséquence d’un isolement ancien et d’une population minuscule.

Cette consanguinité fragilise l’espèce et limite sa capacité d’adaptation. Le paradoxe est clair : une docilité qui facilite la coexistence humaine, donc la survie, mais au prix d’un avenir biologique incertain.

Le cas des Apennins pose une question centrale en conservation : faut-il préserver une paix apparente ou restaurer la diversité génétique, véritable assurance‑vie des espèces  ?

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