Le transport maritime reste un poids lourd du carbone mondial. Mais avec les cargos à voile, une vieille technologie pourrait bien redevenir une solution franchement moderne.
Le vent tourne.
Le transport maritime, secteur ultra-carboné, est responsable de 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. À Caen-Ouistreham, dès 2026, des cargos à voile doivent rallier les États-Unis.
Exemple phare : Artémis, 81 mètres de long, 2 200 m² de voiles, capable d’embarquer un peu plus de 1 000 tonnes de cacao, café et autres marchandises. C’est minuscule face aux mastodontes du fret – environ 300 fois moins qu’un cargo classique – mais bien plus sobre : le bateau avance à 95 % grâce au vent et n’émet que 2,9 g de CO₂ par tonne-kilomètre, soit 15 fois moins que la plupart des navires marchands.
Oui, la traversée est un peu plus lente, mais… « patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ».
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