Sous couvert de préserver l’exemption de visa vers les États-Unis, l’UE négocie un accord inédit : ouvrir l’accès aux données biométriques de ses citoyens.
Le deal, baptisé EBSP, ferait entrer les empreintes et autres identifiants sensibles dans une logique de troc sécuritaire : plus de fluidité aux frontières, mais au prix d’un gros risque sur les libertés.
Le cœur du problème : ces données, ultra-sensibles, pourraient sortir du strict cadre frontalier pour nourrir enquêtes, surveillance, profilage, voire traitements automatisés. Et une fois aspirées, impossible ou presque de revenir en arrière.
Le montage juridique ajoute une couche de flou : Bruxelles fixe le cadre, puis chaque État négocie son exécution avec Washington. Résultat : un puzzle bancal, potentiellement plus permissif chez certains, donc fragilisant pour tous.
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