En 2025, près d’une agence immobilière sur deux accepte ou facilite une discrimination raciale. Le chiffre n’a pas bougé depuis six ans, malgré les formations obligatoires et les discours officiels. Dans les faits, le tri par l’origine reste une pratique banalisée.
Sur 198 agences testées, 96 ont joué le jeu raciste : 48 discriminent directement, et 48 laissent faire le propriétaire, souvent en demandant des profils de « type européen ». À l’inverse, un peu plus de la moitié refuse clairement toute sélection basée sur l’origine, preuve que dire non est possible.
SOS Racisme rappelle qu’en 2018‑2019, les personnes perçues comme maghrébines ou subsahariennes avaient jusqu’à 55 % de chances en moins d’obtenir un logement à dossier égal. Les formations obligatoires existent depuis 2020, mais elles sont jugées insuffisantes et mal contrôlées, d’où un appel à des mesures plus dures : dossier anonyme obligatoire et sanctions pénales renforcées.
« Depuis six ans, SOS Racisme a mené plusieurs campagnes de testings et constate que le taux de discrimination reste stable dans l’immobilier. »