Une lycéenne exclue : son bonnet de chimio assimilé à un signe religieux  - Annonay Éducation Épilepsie Islamophobie Maladie Ministère de l'éducation Racisme Signes religieux
| 12/01/2026

Une lycéenne exclue : son bonnet de chimio assimilé à un signe religieux

Image d’illustration © ksvrd|Unsplash|Unsplash

Atteinte d’alopécie après un traitement médical lié à ses crises d’épilepsie, une lycéenne d’Annonay portait un bonnet de chimiothérapie pour dissimuler sa perte de cheveux. Ce couvre-chef a été assimilé à un signe religieux par la direction, qui a exigé son exclusion.

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Mélina, lycéenne au lycée Montgolfier à Annonay, souffre depuis plusieurs mois d’épilepsie et d’alopécie (importante perte de cheveux), probablement liée à son traitement médical, ou au stress. Après une violente crise d’épilepsie en classe, aucun adulte présent n’était formé pour lui porter secours, révélant une grave défaillance de l’établissement.

Quelques semaines plus tard, elle se rase la tête et enfile un turban pour raisons médicales et psychologiques. La direction assimile ce couvre-chef à un symbole religieux et s’appuie sur la loi « laïcité » de 2004 pour le contester. Plusieurs certificats médicaux sont fournis, mais remis en cause par la direction.

« C’est moi qui décide si c’est un voile. » — la directrice

Le lycée refuse tour à tour le turban, le bonnet ou le calot de chimiothérapie, malgré les tentatives de conciliation de l’élève et de sa mère. L’établissement demande l’achat d’une perruque, financièrement inaccessible pour la famille. Pour Mélina, le problème dépasse le couvre-chef : ses crises d’épilepsie seraient jugées trop compliquées à gérer par l’établissement.

La jeune fille est déscolarisée depuis deux mois, et épuisée. Avec sa mère, elles cherchent un autre lycée, au prix de longs trajets et de nouvelles angoisses.

Une affaire qui rappelle celle de Majdouline, l’infirmière renvoyée de l’hôpital de la Pitié‑Salpêtrière à Paris pour avoir porté un calot, pourtant simple équipement de protection en milieu médical.

À qui le tour ?