Depuis des années, un lieu néonazi prospère dans un village de la Meuse. Les élus disent ne rien pouvoir faire. Les antifascistes, eux, ont décidé de ne plus se taire.
Dans un village de la Meuse, Combres-sous-les-Côtes, un hangar agricole planqué le long d’une route sert depuis des années de repaire néonazi : la Taverne de Thor. Tout le monde sait. Les habitants, les élus, la préfecture. Personne ne fait rien. Soirées 3e Reich, anniversaires d’Hitler, concerts antisémites, MMA entre hammerskins venus de toute l’Europe, le tout sous l’œil indulgent des autorités.
Le 7 février, 450 antifascistes débarquent pour briser le silence. La mairie ferme ses volets vert pomme et se planque. Les gendarmes, eux, protègent le hangar et bloquent la manif. « On ne voulait pas la confrontation », expliquent les militantes, pendant que les flics multiplient les bâtons dans les roues. Au final, slogans, musique ska, crêpes vegan, députés en soutien… et ce rappel du serment de Buchenwald : « L’écrasement définitif du nazisme est notre tâche. Notre idéal est la construction d’un monde nouveau, dans la paix et la liberté. »