Etats-Unis OGM illégal betterave sucre Etats-Unis : Un juge faucheur d'OGM etats unis un juge faucheur d ogm 8551

Un juge fédéral a ordonné mardi la destruction de plantations de betteraves génétiquement modifiées, illégalement autorisées à deux reprises par les autorités sanitaires.

Betterave Monsanto OGM

En aout 2010, confirmant un jugement de septembre 2009, le juge Jeffrey White interdisait la plantation et la commercialisation de variétés de betteraves à sucre génétiquement modifiées à la sauce Monsanto. Le tribunal affirmait alors que leur autorisation par le ministère de l'Agriculture (USDA), en 2005, était tout simplement... illégale ! Pour une bonne raison : aucune étude d'impact environnemental, sanitaire ou socioéconomique digne de ce nom n'avait été réalisée. Et, si les doutes des défenseurs de l'environnement sont avérés, "le préjudice environnemental potentiel [...] serait irréparable" établissait le juge. Dont acte.

Le gouvernement doublement hors-la-loi

Mais Monsanto ne s'avoue jamais battue. Le 1er novembre, la multinationale déposait un recours auprès de l'USDA. Pendant que l'Etat organise (enfin) une étude grandeur nature, comme l'impose la loi, il serait normal, affirme la firme, que l'on continue de planter ses OGM. Il faut dire que le semencier avait avancé, durant le procès, qu'une suspension lui coûterait la bagatelle de 2 milliards de dollars sur 2011 et 2012 (date à laquelle les conclusions de l'étude sont attendues). Forcément... les betteraves OGM représentent aujourd'hui 95% des surfaces cultivées !

Bingo ! Moins d'un mois plus tard, l'USDA s'exécutait vaillamment : elle donnait son feu vert aux cultures interdites, s'asseyant allègrement sur la décision de justice. Rien que ça. En quelques heures, vite fait bien fait, une bonne centaine d'hectares était plantée. Les associations de défense des consommateurs et de l'environnement ont donc de nouveau fait appel au juge. Qui a de nouveau frappé, hier, ordonnant leur destruction sans délai.

L'amorale de l'histoire : à trop vouloir éviter de commencer par le commencement, on finit par patauger dans une histoire sans fin...

(Sources : regulations.gov, abcnews.go.com, reuters.com, justmeans.com, ens-newswire.com)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :

Le fric avant la vie

En lisant le titre on aurait presque pu croire à une bonne nouvelle...

Mais monsanto a les moyens de corrompre à peu près n'importe qui, ou de faire accepter une situation hors la loi par la masse de gogos qui ont achetés leurs produits, quand ce n'est pas monsanto elle-même qui a plantée les mauvaises graines... avant !