Saperlipopette ! Et si les gros mots étaient un patrimoine culturel ? C’est le pari à la fois savant et malicieusement amusant d’une étude qui veut sauver les insultes britanniques de l’effacement numérique.
Les (gros) mots (aussi) ont un sens.
En Grande-Bretagne, des chercheurs de l’université de Sheffield lancent un recensement national des insultes locales. L’affaire est sérieuse : il s’agit de sauvegarder un patrimoine linguistique menacé par l’uniformisation de la langue (IA, américanismes et langage standardisé).
D’une ville à l’autre, le même crétin ne se fera pas traiter de la même façon. À Liverpool, ce sera « divvy », à Leeds « pillock », à Portsmouth « dinlo ». Ce florilège n’est pas qu’un folklore rigolo : il décrit une histoire, une identité, une mémoire collective.
Les chercheurs ne veulent pas « promouvoir la vulgarité », mais documenter la langue réelle, celle qui vit dans la rue. Les termes retenus devront être ultra-locaux, parfois propres à un village. Le tout devrait déboucher sur une carte interactive capable, en un clic, de vous faire insulter dans l’argot du coin.
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