En Inde, l'État du Kerala (25 millions d’habitants) passe en 100% bio  - Action environnementale Agriculture Agriculture Bio Agroécologie Développement durable Endosulfan Environnement Inde Kerala Lutte environnementale Pesticides
| 17/01/2026

En Inde, l'État du Kerala (25 millions d’habitants) passe en 100% bio

Image d’illustration © Jeswin Thomas|Pexels|Pexels

Après le scandale de l’endosulfan, le Kerala a promis une rupture : le 100 % bio. Dix ans plus tard, les pesticides ont reculé, mais les agriculteurs, eux, peinent toujours à vivre de leur travail. Sur le terrain, l’écologie se heurte au marché.

Au Kerala, après le scandale de l’endosulfan (utilisé pour la noix de cajou, ce pesticide a fait des générations de victimes et a été interdit en 2011), l’État a promis le 100 % bio, mais sur le terrain, c’est beaucoup plus compliqué.

Le label bio coûte cher (~300 € par an) et ne sert à rien financièrement pour les petits paysans qui vendent au même tarif que le conventionnel, pendant que beaucoup pratiquent un bio « informel », éthique mais peu rentable — « je gagne une centaine d’euros par mois, je continue par éthique ».

Des coopératives comme Tapco montrent une autre voie : vente directe, Internet, variétés locales, prix justes et objectif clair — « éliminer les deux grandes incertitudes des agriculteurs : le marché et le climat ».

Tant que l’Inde subventionnera massivement les engrais chimiques (15,4 milliards €) et quasiment pas le bio (220 millions €), la transition restera lente, inégale… et peu rentable.