La France reste un pays très redistributif. Mais en 2024, ça ne suffit plus à cacher la pauvreté. Et nous passons sous la barre symbolique de la moyenne de l’UA.
Une note de FIPECO a révélé, sans faire de bruit, que notre beau pays avait comme un petit souci : en 2024, la France devient plus inégalitaire que la moyenne de l’Union européenne selon le coefficient de Gini (30,0 contre 29,4 dans l’UE), alors qu’elle faisait jusque-là plutôt figure de bon élève.
Le point clé, c’est le paradoxe français : les inégalités « primaires » (avant impôts et prestations) sont élevées, mais le pays compense d’ordinaire par une redistribution musclée. Sauf qu’en 2024, avec l’inflation notamment, ça coince.
Résultat : la hausse française des inégalités contraste avec la baisse observée en moyenne dans l’UE. La note rappelle aussi qu’un indicateur comme le Gini ne dit pas tout : le taux de pauvreté monte à 15,9 %, et le dernier centile capte une part plus importante du revenu national que nos voisins.
Autre rappel utile : les stats classiques sous-estiment la redistribution réelle, car elles intègrent mal les services publics, certains impôts indirects ou le patrimoine. Bref : la France redistribue beaucoup, mais plus assez pour masquer la casse.
Par contre, les riches vont bien, merci pour eux.
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