Pendant que l’Europe s’enferme dans l’austérité et la peur, un pays gouverne autrement, en silence. À Madrid, une coalition de gauche montre qu’améliorer concrètement les conditions de vie est possible.
L’Espagne montre qu’une coalition de gauche qui gouverne, malgré ses désaccords, peut vraiment changer la donne. Le gouvernement de Pedro Sánchez a fait des choix clairs de protection sociale : hausse répétée du salaire minimum, fin de la précarité massive via la réforme du droit du travail, chômage sous les 10 % dès fin 2025 alors qu’on l’annonçait après 2027.
Même logique sur l’économie et le logement, avec une forte croissance, des logements sociaux, et la taxation des banques et de l’énergie quand d’autres parlent d’impuissance. Sur les migrations et à l’international, Madrid assume : régularisations massives dont 500 000 annoncées récemment, sauvetage en mer, droit d’asile non négociable, multilatéralisme sans servilité et position claire sur la Palestine.
Tout n’est pas rose — instabilité, scandales, pressions de Bruxelles et montée de l’extrême droite — mais l’expérience espagnole prouve qu’on peut infléchir le réel et refuser le choix entre autoritarisme brun et gestion grise.