La nouvelle pétition : "Non c’est Non, Monsieur Duplomb !"  - Acétamipride Agriculture Annie Genevard Environnement Loi Duplomb Pesticides Pétitions Pollution Santé Santé publique
| 11/02/2026

La nouvelle pétition : "Non c’est Non, Monsieur Duplomb !"

Image d’illustration © ulleo|Pixabay|CC0 or Pixabay

« Le consentement n’est pas une option. » La nouvelle pétition contre la loi Duplomb commence ainsi. Les bases sont posées. Tout est dit. Ou presque.

Spoiler : la pétition est sur le site de l’Assemblée Nationale, ici.

Revoilà Duplomb.

Le sénateur Laurent Duplomb revient avec un nouveau texte visant à réintroduire l’acétamipride. Le dépôt est intervenu quelques jours avant le débat parlementaire consacré à la première pétition, rédigée par une étudiante de 23 ans et qui avait rassemblé plus de 2 millions de signatures en 2025. Un calendrier un tantinet narquois.

Lire aussi : « Le sénateur Duplomb a touché plus d’un million d’euros de subventions depuis 2020 ».

On débat, on enchaîne, on remballe.

On pourrait s’attarder sur ce débat annoncé comme un « trait d’union entre l’Assemblée nationale et la société civile » par le président de la commission des affaires économiques, Stéphane Travert (Ensemble pour la République). La formule était belle. Dans les faits, plusieurs intervenants se sont succédé à la tribune. Des interventions, des positions réaffirmées, puis… voilà voilà, clap de fin.

À noter néanmoins cette déclaration complotiste de la ministre Annie Genevard : « J’invite tous les députés, notamment ceux ayant encouragé cette pétition, aux côtés de tous les robots qui ont tourné allègrement, à soutenir la ministre que je suis lorsque je défends l’émergence de solutions alternatives ». Des « robots »… russo-éco-terroristo-anarcho-autonomes ?

Mais le sujet du jour est ailleurs. Une nouvelle pétition a été rédigée, cette fois par le citoyen Ludovic Lévy. Le texte est détaillé, argumenté, structuré. Il aborde à la fois les enjeux agricoles, scientifiques et démocratiques liés à la réintroduction de l’acétamipride. Déposée le 2 février, elle atteint déjà les 150 000 signatures, et ça va très vite !

Voici juste un encas, puisque vous êtes là.

Le consentement n’est pas une option
Monsieur le Sénateur, la démocratie repose sur le consentement.
Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme.
Nous ne consentons pas à l’empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau.
Réintroduire une substance bannie, c’est forcer les Français à accepter un risque environnemental qu’ils ont déjà explicitement rejeté. Quand le peuple dit « non » aux pesticides tueurs d’abeilles, « non » signifie « non ».
[…]
Pour l’avenir de nos enfants
Nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants un monde où la biodiversité n’est pas un souvenir dans les livres. Un avenir sans pesticides n’est pas une utopie, c’est une nécessité vitale.
Soutenir nos agriculteurs, oui, mais par la recherche d’alternatives durables et agroécologiques, pas par la fuite en avant chimique.
Protéger le vivant pour garantir la sécurité alimentaire de demain.
Nous demandons aux députés de rejeter fermement cette proposition de loi. Pour notre santé, pour nos abeilles et pour le droit de nos enfants à un environnement sain.

Lire la pétition en entier en cliquant ici.