Le frelon oriental, Vespa orientalis, encaisse l’alcool comme personne. Là où la plupart des vertébrés commencent à trinquer au-delà de 4 %, lui supporte jusqu’à 80 % d’éthanol.
Oui, 80 % (concentration d’éthanol ingérée / tolérée dans la solution donnée en laboratoire) -> pas « dans le sang ».
Même pas un coup dans l’aile !
Les chercheurs ont observé les frelons tituber, zigzaguer, fatiguer… puis repartir vite bosser au nid comme si de rien n’était. Là où les abeilles trépassent, les frelons se surpassent. Le cœur du mystère tient au pacte scellé avec la levure de bière, hébergée dans leur ventre : elle fermente les fruits, leur fournit de l’énergie, et les frelons auraient évolué pour mieux encaisser la dose.
L’étude ouvre une piste plus sérieuse qu’elle n’en a l’air : comprendre cette tolérance extrême pourrait aider à éclairer les mécanismes de l’addiction humaine.
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