Nommé récemment à la tête du Défenseur des droits, le réactionnaire François-Noël Buffet a recruté un certain Corentin Napoléon comme conseiller parlementaire.
Quelques jours plus tard, celui-ci était licencié : des agent·es de l’institution avaient repéré sur ses comptes des publications xénophobes, transphobes et marquées à l’extrême droite.
Parmi elles, « Vive l’extrême droite », une attaque contre les droits des personnes trans et le commentaire « Toujours les mêmes » à un post relayant des intrusions à un concert du rappeur Booba au Stade de France.
Le défenseur des droites ?
Buffet affirme que ces propos ne correspondent ni à sa pensée ni à l’institution. Il reconnaît toutefois n’avoir pas vérifié les réseaux sociaux de sa recrue et parle de « naïveté ». Gênant, pour une autorité chargée de défendre les droits et les minorités.
En interne, l’affaire suscite la sidération. Elle ravive aussi les inquiétudes autour de la nomination de Buffet, déjà contestée par la CGT devant le Conseil d’État. Le syndicat dénonce l’absence de transparence dans sa sélection et des manques de garanties d’indépendance et de compétence. Si son recours déposé le 22 septembre aboutit, la nomination pourrait être annulée.
Bizarrement, tous les profils de réseaux sociaux de Corentin Napoléon ont disparu. Un bug, sûrement.
Les droits ont du souci à se faire.