Entre Coutances et Folligny, un conducteur de TER a découvert, lundi 21 septembre, une éclisse cassée (pièce qui relie deux rails) et a permis son remplacement avant qu’un train ne rencontre peut-être un problème grave.
Le rail rouille.
Le conducteur de TER a remarqué quelque chose qui n’allait pas, et s’est arrêté pour vérifier. Il a alerté les équipes de maintenance qui sont venu réparer. La CGT cheminots estime que cette défaillance rappelle celle à l’origine de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, en 2013, et qui avait fait sept morts. La SNCF, elle, parle d’un « non-incident » et réfute toute comparaison.
Le syndicat a déposé des droits de retrait et des alertes pour danger grave et imminent. Il dénonce le vieillissement du réseau dû au désinvestissement de l’État. Après le déraillement d’un TER à Cléon, le débat sur la maintenance prend de l’ampleur.
La SNCF demande davantage de moyens pour entretenir les voies, en vain pour l’instant. Elle prévient déjà que 4 000 kilomètres de lignes pourraient fortement se dégrader entre 2028 et 2030.