La solidarité en panne sèche. À Nice, la hausse du prix des carburants éloigne peu à peu les bénévoles du Secours populaire.
Michèle et Danielle, deux sœurs qui habitent à 35 kilomètres du dépôt, ne viennent plus que deux fois par semaine : avec 50 euros, elles achètent moins d’essence, et l’une vit avec moins de 700 euros par mois, aides au logement comprises. Pas simple. Elles ne sont pas les seules.
Leur absence menace le tri et la distribution des dons (six ou sept palettes par jour). L’association aide 50 000 personnes dans les Alpes-Maritimes grâce à 500 bénévoles. Elle aussi voit sa facture grimper.
Les livraisons passent d’hebdomadaires à bimensuelles et les indemnités kilométriques ne peuvent plus être versées. Dans les antennes de montagne, où la voiture est indispensable, le bénévolat devient un luxe.